Lundi 21 Janvier 2008. Cours de Français.
Ecriture autobiographique.
___Une fois le seuil de ma maison franchis le soir, moment attendu toute la journée, je me sens immédiatement reposée. Mon chien aboie, c'est surement une façon de me saluer, j'avance, passe devant le bureau ou est mon père, il me lance un " Bonjour " peu chaleureux, mais, habituée, je n'y prend plus garde... J'avance toujours, balance mon sac par terre, tout en me disant dans ma tête, que c'est un poid réel, et que les maux ne partirons pas comme ça, eux. Je rentre dans ma cuisine, plus un bruit, ni un regard, je suis à présent seule. Le silence laisse place a un moment un peu plus pénible et redoutable chaque jours. J'angoisse. Je sais ce qu'il va se passer maintenant. Je m'assoie alors, pensive, j'allume la T.V, non pas pour regarder ces pubs, qui nous lobotomisent le cerveau, ces series américaine complétement clichés, ou encore ces emissions bètes qui ne servent à rien. Non, cette T.V. est là juste pour me fournir un bruit de fond, et me sentir moins seule. Je regarde par la fenètre, le temps me déprime. Devant moi, l'heure qui tourne. Je me dit que, chaque seconde compte aujourd'hui. Puis, vide, je contemple ce ciel gris... Je repense alors à tout mes vieux souvenirs, ceux que je croyais avoir oubliés, ceux qui étaient, finalement, bien cachés au fond de moi, je me revoit enfant, courir dans les jupes de ma mère. C'est assez drôle. Me sentant nostalgique, un sourir me vient enfin aux lèvres. Ma vie défile dans mes pensées, celle de cette pièce aussi. De tristes souvenirs traversent alors mon esprit, le sourir s'efface très vite. Plus une ombre de joie. Les annonces de morts, peu nombreuses, mais intenses, les périodes de disputes avec ma famille, les cris de mon père, je me revoit pleurer tout les larmes de mon corp, c'est comme si aujourd'hui, elles coulaient encore. Je m'empresse de quitter cette pièce, avant qu'elles ne coulent réelement. Je préfère garder ces larmes pour les moments de bonheur. Je cours dans les escaliers, apperçoit la porte de ma chambre, encore décorée avec de bien vieux dessins. Je pousse la porte et me voici dans mon univers, un mur de photos devant lequel je passe beaucoup de temps. Ma meilleure amie, Lucie, à une grande place dans cette pièce. Des photos d'elle, des dessins qu'elle m'a fait, quelques gentils mots. Revoir tout ca me repose. Je suis de nouveau calme. J'appercoit mes cahiers et livres de cours, ce qui me rappelle que, comme toujours, j'ai du travail à faire pour demain. Quand je m'installe à mon bureau, le courage me gagne... je travail, puis la fatigue. Alors j'arrete, j'allume l'ordinateur, c'est souvent ici que l'ennui intervient. Une folle envie d'écrire mes maux, ma vie, me vient. J'ai toujours crue qu'il fallait écrire des mots pour effacer mes maux. Ca n'a jamais marché, malgrès le soulagement que cela procure sur le moment. J'écris donc sur mon blog, des lignes et des lignes, je ne peux plus m'arreter... Ma mère puis mon frère arrivent, les disputes commencent. Je m'ennui, passant la soirée enfermée dans ma chambre pour ne pas subir leurs crises de nerfs. Je vais manger, dors, puis le lendemain, la routine est là... Je me dis toujours que c'est assez ennuyant et triste, de vivre toujours la même chose... Mais je profite...
Peut-être que demain, tout changera.
x.Hime_
666 [ comms ], j'aime les micros-onde ( me prenez pas pour une folle quoi, c'est un tripe. )Ca n'va plus. & vous ?
-7, parceque j'ai décidée d'être chiante.